Printemps 1983 : le 1er album d’Alésia Cosmos

Printemps 1983 : le 1er album d’Alésia Cosmos

La suite de l’histoire…

Cette féconde période d’expérimentations musicales en tous genres – voir l’article : les prémices 1977-1982 – se termina par la mise en chantier du premier album d’Alésia Cosmos.
Fin 82, Pascal Holtzer et moi-même Bruno de Chénerilles composaient et préparaient des maquettes dans leurs home studios respectifs.

NB : le terme n’existait pas encore, seuls quelques rares compositeurs électroacoustiques et quelques bidouilleurs de son s’aventuraient à s’équiper en matériel d’enregistrement et de mixage analogique. Quelques Revox stéréo, une mixette, quelques micros, des haut-parleurs et puis des synthés analogiques, les premières boites à rythmes, quelques effets – reverb, delay, fuzz, nos guitares électriques. Il nous avait fallu quelques années pour acquérir ces machines coûteuses.
A cette époque pas encore de logiciels informatiques et les premiers magnétophones multipistes abordables n’apparurent qu’un peu plus tard.

Mais cet équipement nous permettait déjà de composer et de maquetter chez nous. Nous avons retrouvé des traces de certaines de ces maquettes inédites enregistrées pendant les phases de composition et de répétitions avant l’enregistrement de ce premier album Exclusivo!

 

Début 83, le double projet du premier album et d’une structure associative pour le porter prenait forme. Planétarium fut créé en mars 1983 au moment même où nous formions le groupe.
Outre Pascal et moi-même, nous avions invité Marie-Berthe Servier qui avait participé très activement à Corbo Combo lors de la décennie précédente, ainsi qu’un excellent percussioniste tunisien Lotfi Ben Ayed qui brûlait de mélanger ses darboukas, bendir et cornemuse avec nos boites à rythmes. Un cinquième personnage insolite et hors norme fermait la marche : Pierre Clavreux, un faux ex-barde breton déjanté qui revenait du Japon où il avait tapé sur les gros tambours du groupe Kodō dans l’île de Sado.

En février ou en mars, nous enregistrions l’album au studio Week End à Gambsheim au nord de Strasbourg. Un petit studio flambant neuf avec un 8 pistes TEAC, une console de mixage professionnelle, quelques bons micros et quelques effets analogiques. Le studio était tenu par Guy Mas et Jean-François Issemann qui ont assuré toutes les prises de son pendant une bonne semaine, ce qui est très court pour un album entier.

Le projet avait mûri pendant plusieurs années, l’album était très bien préparé, les membres du groupe étaient inspirés et la musique très minimaliste reposait sur un métissage entre électro, rock, musiques traditionnelles, compo et impro. Chacun y apportait son feeling particulier et la sauce avait pris immédiatement pendant les répétitions qui précédaient.

Nous avions décidé de confier le mixage à une autre personne afin d’avoir un regard extérieur sur notre musique. Nous avions rencontré Michel Risse, ex-batteur du groupe Herbe Rouge, compositeur électroacoustique qui allait faire carrière ensuite avec sa fameuse compagnie Décor Sonore. Michel participait à Sous-Paradis et il était en charge d’en produire l’album auquel tous les membres d’Alésia Cosmos avaient contribué individuellement.

Rendez-vous fut pris avec Michel pour mixer l’album au studio Anagram à Paris. Pascal et moi-même empruntèrent une vieille voiture à Jack Nietzsche (contrebassiste du duo Alesia Cosmos furi show). Je crois me souvenir d’une Ami 8 Citroën dont le moteur partit en fumée sur l’autoroute de l’Est en descendant à toute blinde la côte de Verdun.
Nos bandes sous le bras, Pascal et moi-même nous avons rejoint le studio Anagram en train, puis en métro et nous avons passé toute la nuit à mixer l’album avec Michel Risse.

Le lancement de l’album eut lieu à la mi-avril avec les 3 premiers concerts au café-théatre de l’Ange d’Or à Strasbourg.

Les concerts

La presse

REEDITION EN SEPTEMBRE 2017 !

Exclusivo ! a été réédité en vinyl dans sa pochette originale.

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